M. Teyssèdre, je ne vous permets pas.

Le maire sortant m’interpelle publiquement car j’ai eu le culot de dire « Layoule est un symbole de la végétalisation de Rodez. L’inverse de la bétonisation actuelle de la ville. »

Quel crime de lèse majesté ! Il se permet surtout d’instrumentaliser un vote de mon père à l’agglo en
2010 pour justifier sa soi disant politique écologique. Sur un ton paternaliste, il me donne, ainsi
qu’aux ruthénoises et ruthénois qui auraient le mauvais goût de ne pas aimer ses réalisations,
une leçon peu convaincante.
Aujourd’hui, je maintiens que la ville est trop bétonnée et minéralisée. Dans sa lettre, le maire sortant m’accuse de ne pas donner d’exemple. Il désigne pourtant lui-même sa réalisation, le quartier de Combarel. Je vais donc ici poursuivre la liste (non exhaustive) qu’il a
commencée : la place d’Armes dont les travaux ont eu lieu en 2017, le square du sacré coeur qui a disparu en 2018, les derniers espaces plats et non construits de Bourran ainsi que l’école François Fabié, vendus à des promoteurs pour y construire des immeubles…
Mais plus grave encore que ces bétonisations passées sont les projets portés par la liste du maire sortant pour un éventuel prochain mandat, en complète contradiction avec les enjeux écologiques et économiques actuels. Le parc commercial de Malan et le quartier Bourran 2 détruiraient en effet respectivement 25ha et 23ha de terres agricoles et naturelles.

Concernant mon père, je ne vous permets pas, monsieur Teyssèdre, de l’associer à vos
tristes polémiques. J’avoue sans peine que j’ignorais que mon père avait « voté le 28
septembre 2010 en faveur d’une délibération entérinant la modification du projet
d’aménagement de la ZAC de Combarel ». Qui se souvient de ce que ses parents ont fait il y a
près de 10 ans ?
Ce que je n’ignore pas M. Teyssèdre, c’est qu’il était fer de lance de la création de ce projet d’éco quartier. Un projet qui se créerait en concertation avec les habitants, comprenant des espaces verts et des commerces et, ce qui lui tenait le plus à coeur, un réseau de chaleur
énergie bois qui aurait pu alimenter tout Combarel et les équipements du Foirail en faisant faire
des économies tout en préservant l’environnement.


Ce que je n’ignore pas M. Teyssèdre, c’est que le quartier Combarel d’aujourd’hui ne ressemble en rien au projet espéré en 2010. Ce dont je me souviens, c’est la frustration et la colère de mon père tandis que petit à petit, vous vidiez ce projet de son sens, tandis que petit à petit vous gommiez l’ « éco » devant le « quartier ».

Ce dont je me souviens, c’est que mon père a été l’initiateur de la politique verte de l’agglomération et que face au « mur Teyssèdre » qui ne voulait pas avancer dans ce domaine il a fini par initier Rodez Citoyen.
Quant aux votes de mes colistiers contre vos projets, que vous feignez de ne pas comprendre, ils servent à dénoncer le manque d’ambition écologique ou sociale et l’absence de concertation dans l’élaboration de vos politiques.
Comment, par ailleurs, leur reprocher de voter contre des projets auxquels ils n’adhèrent pas, quand on sait que vous êtes capable, en réécrivant l’histoire, de troubler la paix des morts ?


Marion Berardi, Rodez Citoyen

Pour ceux que cela intéresse voici la lettre écrite par le maire sortant à laquelle Marion Berardi répond :

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